Comparaison, métaphore et personnification sont les trois figures de style de l'analogie. Mais si on vous dit qu'elles sont « proches comme des soeurs », que ce sont « les Pieds Nickelés » de la poésie et qu'« elles chantent à notre imagination », voyez-vous la différence ?
Comparaison, métaphore et personnification sont faciles à confondre. Les trois figures s'appuient en effet sur un même procédé, l'analogie, qui établit une ressemblance entre deux éléments. On appellera le premier le « comparé » et le second le « comparant ». La relation crée une image qui fait que le comparant apporte un sens ou une sensibilité supplémentaire au comparé. La comparaison est clairement formulée par un terme comparatif : « comme », « tel », « semblable », « sembler », « ressembler », « paraître »...
Exemple : Il est beau comme un dieu. Dans la métaphore, cette formulation est sous-entendue : La femme est l'avenir de l'homme. Le comparé peut même être absent et directement remplacé par le comparant. Exemple : Dans son berceau, le petit ange se réveillait. La personnification se différencie, elle, par la nature de l'analogie : le comparé est un objet, un animal ou une idée auquel on prête directement une action ou une volonté humaine. Exemple : Le soleil riait dans le ciel. (Pour en savoir plus : Cahier de curiosités de la langue française, Éditions ESI)
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